La seule question qui compte : l'activité couvre-t-elle ses charges courantes ?
Une réorganisation judiciaire suspend en principe les poursuites pour les dettes anciennes. Elle ne dispense pas de payer les loyers, salaires, fournisseurs et cotisations qui naissent pendant la procédure. Une entreprise dont l'exploitation perd de l'argent chaque mois ne sera pas sauvée par un sursis : elle accumulera simplement de nouvelles dettes.
À l'inverse, une entreprise rentable mais écrasée par un passif ancien, par exemple après la perte d'un gros client ou un litige coûteux, est exactement le cas pour lequel la procédure a été conçue.